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Rivaldo Alitonou à Boluspor : un choix pertinent, mais très risqué

rivaldo alitonou
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Rivaldo Alitonou devrait s’envoler pour la Turquie dès la fin de la saison en Super Ligue Pro. Tout comme son coéquipier à Coton FC, Issah Razack Bénin, il va s’engager avec le Boluspor Külübü en deuxième division turque. Ce serait donc une première en Europe pour le jeune espoir béninois après plusieurs saisons dans le championnat local.

Rivaldo Alitonou fait partie des jeunes valeurs sûres au plan local. Ailier virevoltant, il fait émerveiller le public béninois chaque semaine avec ses gestes techniques. Il constitue une menace permanente pour les défenses adverses sur son couloir droit. Avec d’autres pépites du championnat comme Rodolpho Aloko et Imourane Hassane, il représente aussi l’avenir du football béninois. C’est fort de tout cela qu’il évolue à Coton FC, le meilleur club du Bénin ces deux dernières saisons. Le titre de champion du Bénin dans la poche, il s’apprête à passer une nouvelle étape dans sa jeune carrière en signant au Boluspor Külübü.

Grand espoir du championnat

Arrivé à Ouidah pour étoffer son palmarès, il a atteint son objectif puisque les champions du Bénin ont conservé leur titre cette saison. Un sacre auquel Alitonou a participé activement. On retient son but face à Ayema durant la phase retour de la Super Ligue Pro. Face à Dynamo d’Abomey, une autre équipe de haut de tableau, il a marqué à l’aller comme au retour. De retour de blessure juste avant la première manche, il marque un but et délivre une passe décisive dans la victoire 3-2 des siens. 

Au match retour au stade de Goho à Abomey, il illumine la rencontre d’une sublime frappe enroulée en pleine lucarne. Un but d’une grande importance puisqu’il permet à Coton FC de gagner et de se rapprocher un peu plus du titre. Un but qui confirme les comparatifs du public entre lui et Rivaldo Ferreira, la légende brésilienne passée par le FC Barcelone. Au-delà de l’homonymie, il y a des similitudes au niveau du physique et du jeu entre Alitonou et le champion du monde 2002 et Ballon d’or 1999. 

Le grand saut

Rivaldo Alitonou a engrangé beaucoup d’expériences dans le championnat national. Il a eu le temps d’éclore avec les Requins de l’Atlantique. Club où il a fait parler ses qualités de passeur. Il était dans un cadre où il pouvait s’exprimer librement et mettre en avant son insouciance balle au pied, chose toujours importante pour un jeune joueur à ses débuts. Après la révélation chez les Requins, il faut passer un nouveau pallier. Avec Coton FC, le contexte est différent. On parle d’un club qui joue le titre. L’exigence est donc beaucoup plus élevée. Rivaldo Alitonou devait alors mûrir dans plusieurs aspects du jeu. Il devait également plus travailler physiquement. 

Un des facteurs qui ont aussi participé à la progression de Rivaldo Alitonou comme plusieurs autres jeunes locaux, c’est le format du championnat. La formule avec 36 clubs repartis en 4 zones en Ligue Pro puis la Super Ligue Pro, bien que ce soit étrange, a son apport. Il emmène les clubs (de haut de tableau), et par ricochet les joueurs, à être régulier sur toute la saison. Il faut être bon en Ligue Pro pour accéder à la SLP, et faire encore mieux pour décrocher les premières places en SLP. Celle-ci rassemblant l’élite du football béninois en ce qui concerne les clubs. Elle impose aussi une exigence sur le plan physique au vu du rythme soutenu dans l’enchainement des matchs. Ce qui oblige même les jeunes joueurs à travailler très tôt sur cet aspect. Rigueur, régularité, condition physique, ce sont des qualités importantes à avoir au moment de s’envoler pour l’Europe.

Le bon moment ?

Rivaldo Alitonou semble avoir fait le tour de la question au plan local. En parallèle, le joueur a également fait ses classes dans les catégories d’âges en équipe nationale. Des U17 aux U23 en passant par les U20 avec lesquels il a fait la CAN, il est bien aguerri. L’objectif est aussi d’intégrer l’équipe A, surtout au vu de la politique du sélectionneur national Gernot Rohr, qui fait confiance à la jeunesse. En cela, son transfert au Boluspor Külübü arrive à point nommé. 

Le point sur lequel on peut émettre des doutes, c’est le fait de n’avoir pas réalisé forcément une grosse saison sur le plan statistique. Tout dépendra de sa capacité d’adaptation en Turquie. La deuxième division devrait être un bon tremplin pour lui avant de viser plus haut. Cependant, s’il n’arrive pas montrer qu’il est au-dessus en termes de niveau, de talent, il pourrait connaître le même sort que plusieurs autres joueurs béninois partis tôt en Europe. D’un côté, ils sont obligés de revenir au bercail ou alors disparaissent des radars. Pire, ils disent adieu à l’équipe nationale.

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