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SLP phase aller :  l’arbitrage, le mal nécessaire qui emporte plus d’un

La phase aller de la Super Ligue Pro s’est achevée il y a quelques jours. Pendant ces douze premières journées, plusieurs sujets ont été au cœur des débats entre les supporters et même les observateurs les plus avertis dont les équipes surprises, celles décevantes et bien d’autres choses. Mais s’il y a un sujet qui revient à chaque fois, c’est l’arbitrage. Koudenvoi revient sur la prestation des arbitres pendant cette première partie du championnat. 

L’arbitrage est la branche du football qui se charge d’harmoniser le jeu, de discipliner les acteurs et juger des situations d’un match. Il permet aux équipes aux prises de jouer en s’assurant chacune de ce qu’ en cas de telle ou telle faute , il y a un maître sur le terrain qui va trancher de la plus belle des manières sans que personne ne soit pénalisée ou mal jugée. Mais quand il est mal fait, ça rend parfois le jeu désagréable et profite à l’un au détriment de l’autre. D’aucuns disent que c’est un mal nécessaire. Si dans certains pays, les arbitres et les responsables de l’arbitrage s’évertuent pour améliorer le niveau de l’arbitrage dans leurs championnats, au Bénin le problème de la qualité de l’arbitrage reste posé. 

Le niveau de l’arbitrage n’a pas été au top pendant la phase aller de la SLP

La prestation des arbitres pendant les douze premières journées de la Super Ligue Pro a fait couler beaucoup d’encres et de salives. Supporters de clubs, observateurs et journalistes sportifs s’étant rendus sur les terrains pour suivre les matchs de la SLP pour le compte de cette première partie de la saison, ont tous remis en cause la qualité de l’arbitrage. Pour ces derniers, les arbitres ont livré des prestations en dessous de la mêlée. ” Certains arbitres n’ont pas été à la hauteur du travail. J’ai noté beaucoup d’erreurs commises au cours de ces phases aller. Certaines fautes non sifflées, celles qui doivent être des avantages ont été sifflées, des hors jeu et des pénalties à polémique. Beaucoup de choses restent à revoir chez nos arbitres”  a déploré Serge Hinnou, journaliste sportif à Radio Planète. Pour Jules Sessiwèdé Tovodounon, journaliste sportif à Africa Foot Utd, le bilan est plutôt mitigé. On a plutôt eu un arbitrage à deux visages. ” On a eu des matchs où l’arbitrage a été très bon et quand l’arbitrage est au top, vous avez forcément des rencontres de belle facture. Et dans le même temps, on s’est retrouvé sur les des matchs où c’est malheureusement l’arbitrage qui joue sur le match, qui fausse le résultat et ça été constaté déjà dès le début de la SPL avec la première journée. Le match entre ASVO et Coton FC a été le début de tout ce qu’on pourrait imaginer au cours de la saison pour la suite de la Super Ligue Pro même si une erreur peut forcément ne pas être la première d’une longue série. Malheureusement, on s’est rendu compte qu’il n’y a pas pratiquement ce week-end, cette journée de championnat où les erreurs d’arbitrage ne manquent pas” a t-il martelé. A l’en croire, les hommes en noir ont encore du pain sur la planche. Et il faudra qu’ils se remettent en question dès maintenant pour se poser les bonnes questions et tirer les conclusions qu’il faut pour faire changer les choses. 

Encore faut-il le rappeler, le cas d’arbitrage à polémique le plus récent est celui qui a eu lieu lors de la dernière journée de  cette première phase de la SLP. Annoncé pour être l’affiche la plus palpitante de cette phase aller du championnat, le match qui a opposé Loto-Popo à Coton FC s’est terminé sur une mauvaise note concernant l’arbitrage. Les arbitres qui ont officié cette rencontre, la plus décisive de cette première partie de la compétition, sont critiqués pour avoir pris des décisions incomprises. Tout comme certains supporters, Serge Hinnou pense qu’il est inadmissible qu’un arbitre siffle un penalty en dehors de la surface. ” L’autre chose qui déçoit, c’est qu’on se retrouve avec des arbitres qui nous réinventent carrément les lois de jeux avec des positions de hors jeu inédites. Et là, on s’est rendu compte que presque tous les arbitres de touche se plantent sur les positions de hors jeu. Il suffit qu’un joueur envoie un long ballon dans le dos de la défense adverse et puis le drapeau s’élève qu’il y ait hors jeu ou pas. C’est comme ça que beaucoup de clubs ont perdu des matchs ou des points alors qu’ils avaient la possibilité ou étaient mieux placés pour pouvoir gagner ce match” va regretter amèrement Jules Sessiwèdé. 

La suspension ne suffit pas pour résoudre le problème

Pendant cette phase aller, certains arbitres ont été sanctionnés en début de saison pour des erreurs qui ont eu des incidences sur le résultat des matchs. Mais malgré cela, les donnes n’ont pas changé pour autant. La question que l’on se pose quand on analyse la prestation des arbitres après cette phase de répression est qu’est-ce qui ne va vraiment pas. Et sur cette question, les avis sont partagés.  Selon certains observateurs, il ne suffit pas seulement de sanctionner les arbitres, il faudra les surveiller de près après qu’ils ont épuisé les sanctions à leur infligées et repris le job. Ce, pour voir s’ils se sont éventuellement corrigés. Pour le journaliste d’Africa Foot United, les sanctions ne devraient pas seulement se limiter à la suspension. Selon lui, le Bénin devra aller à l’école de l’Ouganda. “Ils sont sanctionnés, ils sont suspendus deux ou trois matchs mais ça ne va pas permettre aux clubs ayant perdu trois points de se rattraper non parce que le mal est déjà fait. Je prends par exemple l’Ouganda, quand les arbitres commettent des erreurs comme ça sur des matchs, on va même jusqu’à les reléguer en division inférieure pour qu’ils aillent faire les matchs en division inférieure pas pour qu’ils restent suspendus non. On inflige la sanction d’être relégué en division inférieure même en amateur s’il le faut pour qu’ils continuent par apprendre,  par mieux s’appliquer là-bas.  Donc il faudra commencer par aller au-delà d’une simple suspension s’il le faut, prendre l’exemple de l’Ouganda, commencer par les renvoyer en division inférieure, en amateur s’il le faut pour qu’ils puissent vraiment sentir l’effet de la culpabilité du mal qu’ils ont commis”

Le recyclage et des meilleures conditions de travail sont les clés d’un meilleur arbitrage

Pour certaines personnes, ce serait mauvais de critiquer seulement les arbitres même s’ils sont censés bien faire leur job quoiqu’il arrive. Et pour cause, les arbitres ne sont pas dans de meilleures conditions pour bien travailler. ” On a entendu la saison dernière la réforme annoncée par le ministère où les arbitres seront désormais considérés comme des fonctionnaires et ils auront de meilleures conditions de travail et tout mais aujourd’hui, là où on est, si on doit faire le point, je doute très fort que toutes ces mesures annoncées soient respectées. Quand vous retrouvez les arbitres dans les stades assis à prendre du Akassa à quelques heures d’un match, vous vous demandez réellement s’ils sont dans les meilleures conditions pour faire de bons matchs” a fait remarquer Jules Sessiwèdé Tovodounon. Selon ses propos, pour espérer avoir une meilleure image de l’arbitrage béninois, il faudra en plus de mettre les hommes de sifflet dans de bonnes conditions de travail, réorganiser la commission des arbitres, procéder à l’organisation régulière des stages de recyclage pour les arbitres. Car estime-t-il, “les lois de jeux évoluent presque chaque mois pour ne pas dire chaque année donc il faudra qu’ils actualisent leurs connaissances, qu’on les ramène en conformité avec les nouvelles exigences et les évolutions que connaissent ces lois dans le temps”. 

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