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Isabelle Yacoubou : hommage à une digne ambassadrice du Bénin dans le monde

La basketteuse française d’origine béninoise Isabelle Yacoubou (37 ans) a annoncé il y a quelques jours qu’elle se retirait du monde du basket professionnel. Une nouvelle qui a fait écho en France bien entendu, mais également dans son pays d’origine. Elle a toujours gardé un gros capital sympathie auprès du public sportif béninois. Le maillot bleu sur la peau, le drapeau vert-jaune-rouge dans le cœur, retour avec un angle particulier sur l’histoire d’une amazone des temps modernes.

Isabelle Yacoubou n’est pas la seule athlète française d’origine béninoise connue. Dans d’autres sports, notamment au football, on a eu Sidney Govou. L’ancien ailier français est bien identifié dans le paysage foot français, ayant été une des pièces maîtresses du grand Olympique Lyonnais des années 2000. Plus récemment, on peut parler du défenseur français du FC Barcelone, Jules Koundé. Mais le rapport entre Isabelle Yacoubou et le public sportif béninois est complètement différent.

La plus béninoise des françaises

La première différence entre Isabelle Yacoubou et le commun des sportifs binationaux, c’est  qu’elle a grandi au Bénin. Elle y a fait une partie de sa scolarité. Elle est ce qu’on peut appeler une “béninoise de souche”. De plus, elle a déjà eu à représenter le Bénin sur le plan sportif. Pour la petite histoire, avant ses conquêtes dans le basket avec L’Équipe de France, elle s’est essayée à un autre sport. La jeune Isabelle connaît une première carrière dans l’athlétisme. Sa spécialité, le lancer du poids. Elle représente le Bénin lors des Championnats du monde d’athlétisme jeunesse en 2003 et 2005. C’est d’ailleurs elle qui détient le record national de la discipline de 2004 à 2016 (15,04 m). Son cas est donc très différent des autres qui grandissent en France et qui ne découvrent leur pays d’origine qu’à l’âge adulte. En plus, elle a continué de mener des actions sur le territoire béninois tout au long de sa carrière.

La native de Godomey a conquis l’Europe

L’histoire d’Isabelle Yacoubou étant différente de celle des autres sportifs français d’origine béninoise, le regard et le jugement ne sont pas les mêmes. Les béninoises ont été plus enclin à comprendre son choix de changer de nationalité sportive après s’être mise au Basket. Le sport n’était pas encore développé au pays. Ses chances de réussir au Bénin étaient mimines pour ne pas dire inexistantes, pour une femme qui plus est. Plutôt que de le voir comme une trahison, le public béninois voit donc son choix comme une occasion d’avoir une représentante à l’international qui fera briller le drapeau de manière directe ou indirecte. C’est pourquoi on pouvait ressentir une certaine fierté lorsqu’elle réalisait des prouesses avec la fameuse féminine de la France, “les braqueuses”. Son titre de championne d’Europe en 2009, la médaille d’argent aux jeux olympiques de Londres en 2012 et autres faisaient plaisir au public béninois. Quelque part, on se sent fier en sachant qu’il y avait une des nôtres dans cette équipe.

Un parcours inspirant

Isabelle Yacoubou fait partie des nombreux exemples de réussite dans le sport. Rien ne lui a été offert. Elle a toujours dû se battre pour obtenir ce qu’elle voulait. Ceci est mis en exergue dans cet extrait de sa déclaration sur Canal 3 Bénin. “J’aime dire qu’il faut être prêt. Les opportunités peuvent venir à tout moment. Mais avant d’avoir l’opportunité, il faut se donner les moyens et les moyens, il n’y a que part le travail. Donc travaillez dur quand vous avez une passion ; ne comptez pas vos heures ; ne comptez pas la douleur. Il faut avoir une forme de résilience pour repousser les limites…”. Ces valeurs de résilience, de détermination et de persévérance lui ont permis d’avoir cette carrière.

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