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Une nouvelle avancée pour la Super Ligue Pro

SOBEMAP - Loto-Popo Super ligue pro 2024
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SOBEMAP - Loto-Popo Super ligue pro 2024

Dans le paysage du football béninois, l’intensité de la compétition pour le titre ne cesse de captiver les amoureux du cuir rond depuis trois saisons. Cette année ne fait pas exception, car le championnat béninois continue d’offrir un spectacle haletant et imprévisible à mi-parcours. Tout comme dans l’un de nos articles il y a quelques jours, les commentateurs de A+Bénin Dicorel Zohou et François d’Assise Amassiwan nous accompagnent pour prouver pourquoi la Super Ligue Pro a progressé d’un cran. 

Aura-t-on un champion outre que Coton FC ou Loto-Popo FC cette saison ? Dragons FC remportera-t-il le titre après 21 ans de disette ? Quelle surprise nous est réservée ? Autant d’interrogations qui font mine après cette première moitié de la saison. Car, c’est une véritable rupture dans la hiérarchie du football béninois. En effet, pour la première fois depuis deux ans, les habitués des places qualificatives pour les préliminaires des Coupes CAF, Coton et Loto-Popo, se retrouvent en dehors de ces positions après la phase aller du championnat. 

Cette nouvelle donne marque un tournant significatif dans le paysage du football béninois, avec l’émergence de nouveaux prétendants au sommet. Les clubs comme Dragons et Dadjè FC occupent les deux premières places du championnat à ce stade, bouleversant ainsi les pronostics établis depuis 2021. Traditionnellement, ces positions étaient âprement disputées entre des équipes telles que ESAE FC (aujourd’hui Loto-Popo), Buffles FC, Coton FC et Ayema. 

La Super Ligue Pro reste imprévisible

Cette redistribution des cartes témoigne de l’évolution constante du football béninois et de la montée en puissance de nouveaux acteurs dans la compétition. Dragons et Dadjè FC ont su se démarquer par leur performance et leur régularité, leur permettant ainsi de s’affirmer comme de sérieux prétendants aux places qualificatives pour les compétitions continentales. « Regardez bien le haut du tableau, c’est Dragon qui est venu chiper la première place aux autres prétendants. Aussi peut-on noter qu’entre le leader et la sixième, il n’y a que 4 points d’écart. C’est la preuve que le championnat est âprement disputé et que l’issue finale restera incertaine jusqu’au bout. Déjà que vous voyez le retour qu’effectue Coton FC depuis le retour de son prodige Romaric Amoussou » remarque Dicorel Dohou. 

Une des tendances les plus marquantes de cette saison est l’intensité de la compétition. Depuis le début de la saison, les équipes se livrent des batailles acharnées pour chaque point, ce qui rend chaque match crucial pour le classement. L’écart entre les équipes est souvent mince, ce qui signifie que chaque rencontre peut potentiellement changer la dynamique du championnat. Et c’est la caractéristique principale de la Super Ligue Pro. À mi-parcours, il est pratiquement impossible de prédire avec certitude qui remportera le championnat même si les favoris tiennent leur rang. Depuis deux ans, les prétendants au titre se tiennent toujours à deux points d’écart à ce stade de la saison. Ce qui témoigne de l’équilibre et de l’incertitude qui régnent dans la compétition. « Dadjè (…) a fini cette première partie à la deuxième place. Le départ en début de saison du directeur sportif Vincent Rautureaux était, à priori, un coup dur pour l’équipe d’Aplahoué. Mais il faut reconnaître que le coach Patrick Agbégninou a bien pris le relais, surtout en gardant les principes de jeu qui ont fait recette avec Vincent Rautureaux.   Dans le septentrion, vous avez Bani gansé logé à la  quatrième place actuellement, qui fait un travail efficace dans l’ombre et qui met tout le monde d’accord » a-t-il poursuivi. 

Même au milieu du tableau, la lutte est acharnée, avec un classement serré où chaque point compte. Il n’est pas rare de voir une équipe du ventre mou se retrouver dans le top 10 à la fin de la saison, la compétition étant féroce jusqu’au dernier jour. Cette intensité dans le championnat béninois s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, la qualité des équipes est de plus en plus homogène, ce qui rend les matchs plus disputés. De plus, la passion des joueurs et des supporters pour le football est immense, ce qui se traduit sur le terrain par un engagement total à chaque rencontre. En somme, la Super Ligue Pro béninoise continue de fasciner par son intensité, offrant un spectacle captivant aux passionnés de football. Mais au-delà de son imprévisibilité, le championnat béninois semble franchir un nouveau cap. 

Le niveau de jeu se métamorphose

A vrai dire, des changements significatifs sont observés dans le style de jeu des équipes, reflétant une évolution dans la mentalité et les stratégies des acteurs du football béninois. Une des transformations les plus marquantes est l’accent mis sur le jeu technique et tactique. Les équipes semblent désormais accorder plus d’importance à la construction des actions, à la possession de balle et à la coordination collective. Cette évolution s’explique en partie par l’influence croissante des méthodes d’entraînement modernes, qui insistent sur la maîtrise technique et la discipline tactique. « De ma position de commentateur des matches du championnat, je note ce progrès par l’animation de certaines équipes. Avant c’était difficile de lire le jeu d’une équipe, de savoir qui fait quoi. C’était systématiquement du kick and rush. On envoie le ballon loin devant et les attaquants se débrouillent avec comme ils peuvent. A peine les joueurs respectent les différentes lignes. » observe François d’Assise Amessiwan.  

Cette métamorphose ne se limite pas seulement au niveau des performances individuelles, mais également à celui des stratégies de jeu mises en place par les entraîneurs. On assiste à une diversification des tactiques et des schémas de jeu, ce qui rend les rencontres plus imprévisibles et stimulantes pour les passionnés de football. Il est désormais fréquent de voir un club enchaîné plus de 15 passes et se projeter vers le camp adverse. Plusieurs buts ont été inscrits sur de très bonnes combinaisons et des actions collectives. « La nette progression se retrouve au niveau du fond de jeu. On a des équipes qui décident de garder le ballon, de construire et de proposer quelque chose de potable. Loto, Dynamo, Dadjè, Sobemap sont des exemples de ce football plus ou moins élaboré avec des idées » a conclu François d’Assise. 

Cette amélioration du niveau de jeu dans le championnat béninois témoigne d’une évolution positive et prometteuse pour l’avenir du football dans le pays. 

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