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Le Bénin et les tirs au but : une “malédiction” plus vieille qu’on ne le pense

benin tirs au but
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Les Guépards ont échoué au pied du podium durant les Jeux de la Francophonie. Après la défaite aux tirs au but face au Burkina Faso en demi-finale, le même scénario s’est reproduit face au Niger pour le match de classement. Une troisième défaite consécutive dans l’épreuve vu que le Bénin a perdu en demi lors du tournoi Ufoa B à l’issue des tirs au but face à la Côte d’Ivoire. Une histoire de “je t’aime, moi non plus” entre nos équipes nationales et l’épreuve fatidique. Lorsqu’on se réfère à l’histoire récente, le Bénin a beaucoup plus souvent perdu que gagné, contrairement à ce que certains pourraient penser.

Si le Bénin dispute de plus en plus de séances de tirs aux buts aux différentes compétitions, c’est parce qu’il arrive à aller loin. Ce qui est un point positif. Mais avant, le Bénin a connu deux échecs assez frustrants dans l’exercice au milieu des années 2010. Cela pourrait paraître bizarre pour ceux qui ont oublié cette époque. Ce d’autant plus que c’était une période où nos équipes nationales ne brillaient pas. Pire, elles avaient du mal à se qualifier pour les compétitions internationales. 

Les premières désillusions 

Le premier exemple est chez les juniors en 2014 pour les éliminatoires de la CAN de la catégorie prévue en 2015. Au deuxième tour, les Ecureuils U20 d’alors affrontent les Diables Rouges du Congo. Après une défaite 2-1 à l’aller à Pointe-Noire, le Bénin refait son retard en gagnant 2-1. Un résultat frustrant vu que les coéquipiers de Fadel Suanon ont longtemps mené 2-0 et étaient virtuellement qualifiés. Place donc à la séance des tirs au but qui sera fatale pour les Ecureuils. 

La seconde déception est au niveau des seniors. Sous les ordres d’Oumar Tchomogo à l’époque, le Bénin dispute les tours préliminaires d’accession aux poules des éliminatoires de la CAN 2015. Au second tour, c’est le Malawi qui se dresse sur le chemin des Ecureuils d’alors. Stéphane Sessegnon et ses coéquipiers font le boulot à domicile, victoire 1-0. Cependant, la tâche se complique au match retour en terre malawite. Défaite 1-0, égalité parfaite sur l’ensemble des deux matchs. Place à l’épreuve fatidique pour départager les deux équipes. Le Bénin perd 4-3. Et pour accentuer la déception, c’est le capitaine Stéphane Sessegnon qui rate le tir au but décisif.

La parenthèse enchantée

Lorsqu’on parle aujourd’hui de “malédiction”, cela pourrait créer de la confusion puisque le grand public garde un très beau souvenir des tirs au but. La date du 05 juillet 2019 reste à jamais gravée dans la mémoire collective. C’est la plus grosse performance de l’histoire du football béninois. Le Bénin élimine le Maroc en 1/8 de finale de la CAN après un matchs héroïque. Les joueurs béninois font preuve d’un sang froid impressionnant, Saturnin Allagbé fait le travail dans les cages, victoire 4-1. 

Une autre référence, moins connue c’est un match de l’équipe locale du Bénin face à ses voisins togolais. Comptant pour le deuxième tour des éliminatoires pour le Chan 2018, la double confrontation se termine sur un score de 2-2 sur l’ensemble des deux matchs. La séance des tirs au but particulièrement tendue tourne à l’avantage du Bénin, victoire 8-7. Ce fut une rencontre qui a fait l’objet de polémiques autour de l’arbitrage. Les Togolais s’étant sentis lésés par l’arbitrage, ont même saisit la CAF, sans suite favorable. Le Bénin échoue de justesse à se qualifier pour le Chan, éliminés par le Nigéria, 2-1 sur la double confrontation.

Ne pas faire perdurer la série 

Après l’émergence progressive dans les différentes compétitions de la sous-région ou même continentales, le manque de réussite dans l’épreuve des nerfs revient. Cet état de choses est assez inquiétant pour l’avenir. Si contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, cette épreuve à une part de technique, elle est avant tout psychologique. Et les équipes sont dans de moins bonnes dispositions au moment de jouer les tirs au but quand ils ont déjà un passif avec cet exercice. L’équipe anglaise est un assez bon exemple. Les Three Lions n’ont jusqu’ici pas encore vraiment vaincu la malédiction. 

Trois séances de tirs aux buts en un mois environ, c’est beaucoup. Il va falloir vite chercher à sortir de cette spirale négative. Et un succès dans l’épreuve durant une grande compétition ferait du bien. Par exemple, voir les A rééditer l’exploit en 1/8 de finale à la CAN. Mais avant, il faudra réussir à se qualifier.

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