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Tournoi Ufoa B dames : les trois grands enseignements pour les jeunes amazones

amazones u20
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Pas d’exploit pour l’équipe d’Ouzérou Abdoulaye. L’équipe U20 dames du Bénin s’est inclinée 3-0 face au Nigeria en demi-finale du tournoi Ufoa B dames de la catégorie. Le parcours des jeunes amazones s’arrête donc à un pas de la finale. Le moment de faire le bilan de l’expédition ghanéenne.

L’équipe U20 dames du Bénin a suscité beaucoup d’interrogations avant la compétition. Confrontées aux meilleures équipes d’Afrique de l’Ouest, le public sportif béninois a pu avoir une meilleure idée de ce que valent les protégées d’Ouzérou Abdoulaye.

Sur l’échiquier du football ouest-africain

Ce tournoi permet un peu plus au Bénin d’être fixé sur sa place parmi les nations d’Afrique en matière de football féminin. En finissant en demi-finale, les Amazones peuvent estimer ne pas se trouver en queue de peloton. Mais si finir dans le Top 4 reste un résultat bon à prendre, il faut également rappeler qu’il n’y avait que 7 nations engagées dans ce tournoi. Cependant, là où la prestation des amazones u20 est à saluer, c’est qu’elles ont fait face à des nations qui ont globalement un CV plus fourni. Le football féminin dans ces pays est à un stade plus avancé.

Le Nigeria et Ghana sont des géants du continent, habitués aux compétitions internationales dans les différentes catégories. L’équipe féminine senior de la Côte d’Ivoire a déjà participé à la Coupe du Monde, tandis que le Togo a déjà joué la CAN chez les dames. Le Burkina Faso et le Niger dans une certaine mesure sont aussi des nations plus aguerries. Entre l’excellence incarnée par les deux géants anglophones et l’émergence du côté des autres pays, le Bénin se place au milieu. Ce qui prouve que le Bénin a petit à petit le niveau moyen requis pour rivaliser en Afrique de l’Ouest. Ce tournoi a aussi été un bon baromètre en ce sens que l’équipe d’Ouzérou Abdoulaye a eu à affronter des équipes d’office au dessus en termes de niveau, mais aussi des équipes à leur portée.

“Fortes contre les faibles”

C’est peut-être un peu exagéré de le dire de cette manière. Mais dans l’idée et les faits, le raisonnement se tient. Force est de constater que face aux équipes qui ont un niveau sensiblement semblable au leur, les Béninoises ont su se montrer à leur avantage. Avant le début de la compétition, les jeunes amazones ont eu à affronter les Togolaises durant les préparations. Un match qui s’est soldé sur une victoire 2-1 des Béninoises. Un succès plus ou moins tranquille dans un match où l’équipe a mené 2-0 une bonne partie de la rencontre. 

Pendant le tournoi, l’enjeu en poule était surtout de faire un résultat face à la Côte d’Ivoire. Une victoire face au Ghana, favori et pays organisateur étant presque inenvisageable. Effectivement, le Bénin s’incline d’entrée 3-0 face aux Ghanéennes. Mais dans le match décisif face à la Côte d’Ivoire pour la qualification en demi, les Amazones font le travail en gagnant sur le score de 5-2. C’est une tendance qui se vérifie aussi dans les autres catégories d’âges où le Bénin a su se défaire d’équipes d’un niveau équivalent avant de se casser les dents face à des équipes plus huppées.

Un monde d’écart avec les grosses nations

Si le Bénin peut paraître “fort contre les faibles”, il devient en revanche faible contre les forts. À l’heure actuelle, impossible d’espérer que les équipes féminines du Bénin réalisent des gros exploits face aux meilleures équipes du continent. Cela s’est confirmé face au Ghana et au Nigeria. Comme face au Ghana en ouverture, les jeunes amazones se sont inclinées sur le score de 3-0. Cependant, cela montre que le Bénin à chaque fois est loin d’être ridicule face à ces équipes. À titre d’exemple, le Niger a été étrillé par l’équipe du Ghana 11-0 lors de la phase de préparation. Durant la compétition, le Niger a été laminé 8-0 par le Burkina Faso et le Togo a été battu 6-0 par le Nigeria. Des scores fleuves que n’a pas connus la bande à Ouzérou Abdoulaye.

Il y a donc un plafond de verre à briser face aux gros. Il est aussi important de souligner que le Bénin n’a affronté que les géants de l’Afrique de l’ouest. Des nations comme le Cameroun, l’Afrique du Sud ou encore le Maroc que les U17 ont déjà affronté sont aussi des références sur le continent. Mais sur la durée, la solution pour se donner les chances de défier ces équipes, c’est avant tout une meilleure préparation de ces compétitions. Comme bien souvent avec les équipes féminines, Ouzérou Abdoulaye n’a pas eu beaucoup de temps pour travailler avec ses joueuses avant cette grosse échéance.

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