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Sénégal – Bénin : “un match important pour qualifier mon pays à la prochaine Can”, Désiré Azankpo.

Les écureuils du Bénin affrontent ce 4 juin 2022, le Sénégal. À quelques heures de ce match crucial qui lance les éliminatoires de la Can Côte d’Ivoire 2023 pour le Bénin, Désiré Ségbé Azankpo a accordé une interview à la presse.

Désiré, comment as-tu vécu les éliminations du Bénin à la Can et à la Coupe du Monde ?

Désiré : C’était très dur surtout qu’on est passé si près de la qualif. Je l’ai encore à travers la gorge mais c’est passé. Il faut désormais regarder vers l’avant. Nous avons une nouvelle chance qu’il ne faut pas louper.

En Turquie, comme plusieurs des cadres de l’équipe, tu n’étais pas présent. Comment l’as-tu vécu ?

J’étais triste de ne pas y être mais, je revenais d’une blessure. Donc, c’était un peu logique. Le sélectionneur a bien fait les choses. Il m’avait appelé et m’avait dit qu’il profiterait pour tester de nouvelles têtes. Il a beaucoup de respect pour nous et c’est pour cela que nous le respectons aussi. Il n’était pas obligé mais il l’a fait ! Ça prouve sa classe, son humilité et le respect qu’il me porte

Désiré, de retour en sélection, tes impressions ?

Je suis très heureux d’être là. Je suis un soldat. A chaque fois qu’on m’appelle pour défendre les couleurs de mon pays, je suis toujours heureux et honoré de tout donner pour ma Nation. Après, chaque sélectionneur prend ses décisions mais, je suis toujours prêt à servir la Nation. Cette fierté de représenter mon pays est incomparable à ce que je peux ressentir en club malgré la ferveur des fans.

Vous vivez votre première sélection avec Moussa Latoundji. Un mot ?

Ça fait quelques années maintenant qu’il est avec nous. Maintenant qu’il est numero 1, ça ne change pas nos relations. Moussa, c’est un mélange de classe, de rigueur mais aussi de plaisir. Il est comme un grand frère et en même temps le boss de l’équipe. Il suffit de savoir faire la part des choses et tout va bien.

Quelle est l’ambiance au sein du groupe ?

L’ambiance est très bonne. Comme je l’ai dis précédemment, le coach nous connaît très bien et sait comment fonctionner avec chacun. Et forcément, ça facilite les choses. L’ambiance, elle est très bonne.

Comment vivez-vous le mixage avec la jeune génération ?

Nous sommes Béninois. Nous savons accueillir les gens. Les nouveaux s’intègrent bien et sont à l’écoute donc, il n’y a pas de problème. Quand on vient en sélection nationale, il faut savoir laisser son égo de côté et s’intégrer à ce groupe car, ce qui fait notre force c’est justement le groupe et pas des individualités !

Dans quelques heures, vous jouez le Sénégal de votre frère Sadio Mané. Que représente ce match pour Désiré ?

Ce match représente déjà un match important pour moi pour qualifier mon pays à la prochaine Can. C’est aussi un moment spécial à vivre et j’espère profiter de chaque instant. Nous en avons rêvé tous les deux avec Sadio. Et en 2019 en Égypte, je n’avait pas eu la chance de fouler la pelouse. C’est une nouvelle chance que Dieu me donne et j’espère en sortir vainqueur !

Vous vous êtes parlés : Sadio et toi ?

Bien sûr! On s’appelle tous les jours donc ce n’est pas parce qu’on a match qu’on ne doit plus s’appeler. Par contre nous voulons tous les deux gagner donc tout à l’heure l’amitié va attendre un peu. Nous serons adversaires pendant 90mn et je donnerai tout pour sortir vainqueur de ce match si j’ai la chance de jouer car c’est important pour moi et pour mon pays.

Vous êtes repartis au Sénégal où vous aviez commencé votre carrière justement avec Sadio Mané. Qu’est-ce que ça vous fait ?

Vous savez, quand vous avez du succès c’est comme être enceinte. Tout le monde vous dit félicitations mais personne ne sait combien vous vous êtes fait baiser avant d’en être là (…) C’est très spécial pour moi d’être ici au Sénégal car je suis parti d’ici pour l’Europe. Ici, j’ai connu mes pires galères. Il y a des jours où Sadio et moi on s’est partagé un bout de pain pour dormir. Dans ce pays j’ai connu des moments très heureux mais aussi mes pires galères alors c’est très spécial de revenir ici.
J’ai encore des amis et de la famille adoptive ici et je les aime très fort car ils ont été importants dans ma vie et le sont toujours. Mais cela n’empêche que j’ai envie de les battre ce soir car là, il ne s’agit pas de moi, mais, de mon pays et c’est plus important que tout!

Un mot à l’endroit du public

Je demande au public d’être derrière nous comme ils l’ont toujours été. C’est notre douzième homme et ils sont trop importants pour nous. Ensemble nous sommes plus forts.

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