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La défense béninoise : capable du meilleur et du pire

Liste de gernot Rohr_ Guépards du benin
Liste de gernot Rohr _Guépards du benin
Liste de gernot Rohr_ Guépards du benin
Liste de gernot Rohr _Guépards du benin

Pendant longtemps, la défense a été la plus grande force de l’équipe nationale du Bénin. Sous Michel Dussuyer, le Bénin était reconnu pour être une équipe à laquelle il était difficile de marquer un but. Aujourd’hui, les statistiques de l’équipe dans ce secteur restent acceptables, mais cachent de nombreuses lacunes.

Lors de la CAN 2019 qui a vu le Bénin atteindre les quarts de finale, la défense s’est montrée héroïque. Seulement 4 buts encaissés en 5 matchs, 2 clean sheets. Une charnière centrale Adenon-Verdon hermétique soutenue par tout le bloc équipe et sublimée par les arrêts de Saturnin Allagbé, en état de grâce. Mais cette épopée est très loin désormais.

De bonnes statistiques, mais…

Si l’on se fie aux chiffres, le Bénin est resté même après la CAN 2019, une référence au niveau de la défense. Pour illustrer ce fait, il va falloir bien sûr mettre de côté les éliminatoires qui se jouent actuellement. Les Guépards ont déjà encaissé 5 buts en 3 matchs. Cependant, si on prend les deux dernières campagnes des éliminatoires avant celle-ci, les statistiques sont flatteuses pour la défense malgré les éliminations. Durant les éliminatoires pour la CAN 2021, le Bénin n’a encaissé que 4 buts en 6 matchs. Même rendement lors du 2e tour des éliminatoires pour la Coupe du monde 2022. Ce qui fait une moyenne de moins d’un but encaissé par match. Pourtant, les Écureuils d’alors se sont fait éliminer à chaque fois. On pourrait donc penser que ces deux revers sont dus au pauvre rendement du secteur offensif. Il est vrai que les attaquants béninois se sont souvent montrés muets devant les buts. Toutefois, les responsabilités sont partagées. Il s’avère que la défense béninoise a été défaillante lors des matchs décisifs. Face au Nigéria lors de la cinquième journée des éliminatoires pour la CAN 2021, l’équipe craque dans les dernières secondes, alors qu’elle tenait la qualification. Lors de la sixième journée, le Bénin concède un penalty largement évitable. Scénario presque identique lors du 2e tour des éliminatoires pour la Coupe du Monde. Et lorsqu’on évoque ces deux évènements, un joueur se retrouve en première ligne.

Adenon, un patron par défaut ?

Khaled Adenon, un nom, pas des moindres dans l’histoire du football béninois. Le joueur de 37 ans défend les couleurs nationales depuis plus d’une décennie. Le roc de la défense a longtemps inspiré de la sérénité dans cette équipe. Taulier de l’effectif, capitaine en l’absence de Stéphane Sessegnon, il n’est plus à présenter. Cependant, les deux dernières campagnes du Bénin ont peu entaché son image. Il est à la base des deux actions qui provoquent des penaltys fatals à la sélection. Le joueur apparaît donc moins impérial, moins seigneurial. Et cela a sans doute eu des répercussions sur ses compères en défense. Car dans le même temps, Cédric Hountondji et Olivier Verdon ont aussi eu une baisse de régime. Les plus sévères diront qu’ils sont décevants sur les derniers matchs. Quand Khaled va bien, la défense béninoise est imperméable. C’est le théorème de Adenon. Mais à présent, il est légitime de se poser une question : Khaled Adenon est-il toujours le patron de la défense des Guépards simplement parce qu’aucun autre n’a pu le déloger ? Il est difficile d’avoir un avis tranché sur ça. D’un côté, il faut reconnaître que Verdon et Hountondji, bien que jouant au haut niveau et titulaire dans leurs clubs, n’ont rien montré pour qu’on les préfère à Adenon. De l’autre côté, on est dur, à juste titre avec Adenon. Mais lorsqu’on regarde ses matchs sur cette période dans leur globalité, ça reste du très haut niveau. Même à 37 ans, il est rare de voir Adenon pris de vitesse dans la profondeur. Sa qualité dans l’anticipation lui permet de sentir les coups. Son jeu au pied pour les relances est toujours aussi impeccable… ou presque. L’on a retrouvé ses différents éléments lors du match face au Rwanda à Cotonou. Match au cours duquel on l’a vu dans un nouveau dispositif.

La défense à trois : la nouvelle piste 

C’est la trouvaille de Gernot Rohr pour son premier match avec l’équipe. Le technicien franco-allemand est parti sur une charnière centrale composée de trois défenseurs afin de s’assurer d’une arrière-garde solide. Cependant, la défense a eu du mal à s’adapter au début. La prestation de Cédric Hountondji symbolise assez cela. Mais sur du long terme, une triplette défensive pourrait être bénéfique pour l’équipe. C’est si bien entendu que Gernot Rohr compte s’inscrire dans la durée avec ce système. Mais il faudrait que l’équipe travaille beaucoup dans ce système. Il faut du temps, et ce n’est pas ce qu’un sélectionneur a le plus. Pour Adenon, ça va lui permettre d’aller moins au duel vu son âge, mais plus dans l’anticipation grâce à son expérience. Il peut aussi monter sur les coups de pied arrêtés en étant plus serein. On l’a d’ailleurs vu plusieurs fois sur ces phases de jeu au match aller.

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