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Guépards : Voici comment utiliser désormais Stéphane Sessegnon (Analyse)

steph sessegnon
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Un homme est de nouveau au centre des attentions à l’issue du match Bénin-Rwanda. Stéphane Sessegnon, le capitaine de la sélection, a fait une entrée remarquée durant la deuxième partie de la rencontre. De quoi relancer les débats sur la place qu’il doit occuper au sein de l’équipe. Justement, quel doit être le rôle de Stéphane Sessegnon à présent ? Koudenvoi propose quelques éléments d’appréciation.

Durant 31 minutes de jeu, le public a vu quelques bribes du Stéphane Sessegnon à son prime. Dès ses premières touches de balles, l’ancien des Requins de l’Atlantique a dicté le tempo du match.

Sessegnon taille patron 

Le match du Bénin sur un plan offensif avant l’entrée de Stéphane Sessegnon était loin d’être mauvais. L’équipe se projetait vers l’avant, se créait des occasions. Sauf que les minutes défilaient, et les Guépards étaient toujours derrière au tableau d’affichage. Il était donc temps pour Gernot Rohr de faire des réajustements, quitte à prendre des risques. Le carton rouge pris par les Rwandais permet au Bénin d’être plus haut. L’entrée de Mounié signifie que l’équipe va privilégier le jeu direct pour trouver le plus vite possible son avant-centre. Du jeu rapide oui, mais il faut de la justesse technique au milieu. Le capitaine historique de la sélection aura fait une entrée digne de son statut. Des passes précises qui cassent les lignes, des occasions créées, SS17 a réussi presque tout ce qu’il a entrepris. 

L’entrée de Dodo Dokou lui a permis d’être plus haut. Le joueur qui s’est fait remarquer à la dernière CAN U20 a aussi un bon bagage technique pour assurer au milieu. Le capitaine peut donc se consacrer à envoyer des caviars dans la surface de réparation. Il est à l’origine de presque toutes les actions dangereuses après son entrée, notamment au départ de l’action qui mène au but. Il aurait pu être crédité d’une passe décisive si Jodel Dossou avait marqué sur la dernière grosse occasion du match. 

Le piège à éviter 

L’entrée de Stéphane Sessegnon a été largement satisfaisante. Elle n’a pas à proprement parler, changé le match, mais a permis à l’équipe de changer d’approche. L’on est tous d’accord pour dire que le capitaine de la sélection a toujours des choses à apporter à l’équipe du Bénin. Elle a toujours besoin de son expérience ainsi que sa qualité technique qu’il a toujours gardée. Mais il y a un piège qu’il faut éviter. Dans l’euphorie de son entrée réussie, le peuple pense avoir retrouvé son Sessegnon d’antan. Le public le réclamait lorsque l’équipe était menée et a montré son enchantement au moment où « Diego Pourri » a débuté l’échauffement. 

Mais à l’évidence, Stéphane Sessegnon ne peut plus être l’atout maître des Guépards. Il est important de faire un saut dans le temps pour se rappeler de ce qui se disait avant le match face au Rwanda. Sa convocation en sélection était même vue d’un mauvais œil par une partie du public sportif, des médias et autres observateurs. Et la plupart des critiques sur son état de forme étaient fondées malgré tout. Un seul match ne peut donc pas suffir pour gommer toutes les imperfections. Stéphane Sessegnon est toujours important pour l’équipe, pour l’équilibre du vestiaire. Même sur le terrain, il a encore un rôle à jouer. Cependant, l’ancien du PSG ne peut plus être titulaire. 

Trouver le bon compromis 

Difficile d’imaginer Gernot Rohr céder à la pression populaire pour recommencer à mettre Stéphane Sessegnon titulaire. La réalité aujourd’hui est que Stéphane Sessegnon n’a plus les jambes pour jouer 90 minutes. Du moins, il n’a plus les capacités physiques pour jouer à un niveau soutenu durant l’entièreté d’un match, et même 45 minutes. Cependant, un Stéphane Sessegnon qui entre à l’heure de jeu ne serait pas une mauvaise idée. Et dans cette configuration, il y a de grandes chances qu’on continue de voir Sessegnon livrer des prestations du genre.

En fonction du déroulement du match, le capitaine aura un apport sur le terrain. Dans un scénario comme celui de mercredi dernier, il est capable de faire basculer le match. Il n’a plus les jambes pour partir en dribble dans un numéro de soliste. Mais sur une action aux abords de la surface sur laquelle un crochet peut suffire pour s’ouvrir le but, ça peut faire mouche. Aussi, sa qualité de passe, de centre particulièrement, est restée presque intacte. D’un autre côté, au cours d’un match où le Bénin mène d’un but d’écart, il aura aussi son rôle à jouer. L’équipe aura besoin de conserver le ballon, et il faut de la qualité technique au milieu pour ça. Il faudra également bien faire ressortir les ballons. À Gernot Rohr d’explorer toutes les possibilités qui s’offrent à lui.

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