Vous êtes ici :

Bénin CAN U20 : une qualification et des interrogations pour les Guépards

Seibou, joueur U20 Bénin face à la Tunisie
Seibou, joueur U20 Bénin face à la Tunisie

Les Guépards juniors sont au rendez-vous de la phase à élimination directe de la CAN U20 2023. Malgré sa défaite hier (1-0) face à la Gambie, le Bénin a pu composter son billet en étant parmi les meilleurs troisièmes. Après ce premier tour mitigé, pas de quoi être très serein avant le début des quarts de finale, jeudi.

Quelle que soit la catégorie, la qualification d’une équipe rime avec euphorie, scène de liesse. Mais suite à la qualification du Bénin pour les quarts de finale de la CAN U20, c’est plus l’inquiétude qui s’installe dans les rangs du public sportif. L’incertitude règne dans cette équipe à environ 48 h du match face au Sénégal.

Deguenon cherche encore la recette 

Ce qui ressort premièrement de ses trois matchs des Guépards U20, c’est le fait que le coach n’a pas encore trouvé son équipe type. Trois sorties pour trois compositions d’équipes différentes, cela prouve que l’entraîneur continue d’expérimenter ; chose problématique en pleine compétition. Pourtant, on parle d’une équipe qui a disputé le tournoi UFOA B et a eu droit à plusieurs matchs de préparation avant la compétition. Justement, c’était déjà perceptible avant le tournoi que Mathias Deguenon n’avait pas encore trouvé la bonne formule. Si Ouorou Tamimou est indéboulonnable dans l’axe, aucun de ses compères ne s’est encore vraiment imposé. Si Kader Malick semblait partir avec un avantage, la titularisation de Philippe Winsavi face à la Gambie redistribue les cartes. En attaque également, Ibrahim Djalilou et Bawa Samidou se partagent le temps de jeu à la pointe de l’attaque sans qu’un ne sorte du lot. Dans ce torrent d’incertitudes, seul l’entrejeu et les postes de latéraux offrent un peu de stabilité. Rabiou Sankamao et Abdoul Rachid Moumouni assurent l’animation sur les côtés tandis que le duo DokouHassane est sans doute la seule satisfaction de cette phase de poules côté béninois. Dodo Dokou et Imourane Hassane ont d’ailleurs été distingués « homme du match » lors des deux premières rencontres. Mais le problème subsiste, notamment à un poste très sensible.

Qui est le gardien numéro 1 ?

Le poste de gardien est très particulier. Il demande à ce que le dernier rempart ait assez de rythme et une certaine entente avec ses défenseurs. Pour cela, il faut que le gardien numéro 1 enchaîne les matchs pour être conforté dans sa position de titulaire. Cependant, force est de constater qu’il est difficile de dire sans l’ombre d’un doute, qui est le numéro 1 dans les cages des Guépardeaux. David Agossa et Karim Rahman s’étaient jusqu’avant le début de la compétition partagé le temps de jeu. C’est finalement David Agossa qui a eu la faveur de Mathias Deguenon en étant titulaire lors de l’entrée en compétition face à la Zambie. Une place qu’il va perdre à l’issue de ce match au profit de Karim Rahman. Choix prévu à l’avance ou conséquence directe de la grosse bourde d’Agossa ? Quoi qu’il en soit, le technicien béninois n’avait pas encore définitivement tranché entre les deux. Un gardien de but doit être en confiance pour être performant. Et mettre son gardien sur le banc pour une bourde, quoique préjudiciable, est la meilleure façon de le plonger. Si Rahman semble avoir pris le dessus à présent, le choc à la tête face à la Gambie qui aurait pu le priver du reste du match montre que Agossa peut toujours avoir un rôle à jouer pour la suite de la compétition. Il serait tout à fait réaliste de penser que ce dernier n’est pas forcément dans les meilleures dispositions sur le plan mental après sa bourde et sa relégation sur le banc. Une situation qui résulte de la gestion du cas des gardiens par l’ensemble du staff technique.

L’attaque : le talon d’Achille de l’équipe

Elle est l’objet de toutes les inquiétudes. Si la production offensive globale de l’équipe laisse encore à désirer, le manque de réalisme des attaquants est encore plus criard. Une impuissance dans les 15 derniers mètres remarquée dès le premier match face à la Zambie. Étant le match durant lequel les Guépards U20 se sont créé le plus d’occasions, les joueurs offensifs ont fait parler leur maladresse. La copie sera encore plus pâle après les deux matchs suivants, notamment contre la Tunisie. Que ce soit Bawa Samidou, Farid Edou ou Ibrahim Djalilou, aucun des attaquants n’a encore su tirer son épingle du jeu pour l’instant pour porter l’équipe. Sur les côtés, Olatoundji Tessilimi est bien installé à droite. Très percutant, il a tout de même beaucoup de déchets dans la zone de vérité. À gauche, Zoulkanéri Seibou et Samadou Attidjikou sont toujours au coude à coude. Le seul but marqué jusqu’ici est l’œuvre de Rodolfo Aloko, qui n’est pas à proprement parler un attaquant. Une pénurie de buteurs qui dure depuis la fin de la génération des Abou Maïga, Razack Omotoyossi ou encore Ouzérou Abdoulaye. Ces attaquants qui ont d’ailleurs fait partie de l’épopée de 2005.

En quart de finale, c’est un obstacle de taille qui se dresse sur le chemin de Mathias Deguenon et ses poulains : les lionceaux du Sénégal, une des équipes les plus spectaculaires de ce début de compétition. Cette fois, c’est quitte ou double. Les Guépards sont donc condamnés à l’exploit.

Votre bulletin d’informations…

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire

Votre bulletin d’informations…