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« Allez les écureuils » : ce qui a fait de la chanson de Don Metok la référence absolue (Culture-foot)

Supporters de l'équipe nationale du Bénin
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Elle a été durant près de 20 ans l’hymne par excellence de l’équipe nationale du Bénin. En 2004, l’artiste Ignace Don Metok dévoile la chanson « Allez les écureuils », titre éponyme de son deuxième album. Cette chanson deviendra une référence, suivant le onze national dans les bons comme les mauvais moments. Les Écureuils, devenus à présent Guépards, l’équipe nationale a besoin d’un nouveau cri de ralliement. Mais avant, il est nécessaire de percer le mystère, dévoiler les secrets derrière ce tube. 

Elle passait en boucle un peu partout avant chaque match de l’équipe nationale. Elle a traversé les époques malgré la prolifération de nouvelles chansons en l’honneur de l’équipe nationale du Bénin. Au point où on avait cru qu’elle n’avait pas de date de péremption. Alors, quelle est la recette qui a donné ce titre ? Don Metok a mis les trois ingrédients indispensables pour plier un classique.

Des paroles transcendantes 

Lorsqu’on se replonge dans les lyrics de cette chanson, l’on se rend compte que les paroles sortent de l’ordinaire. Même les phases qui paraissent les plus anodines ont leur place. Dès les premières notes, Don Metok nous met directement dans le bain. « ’Allez les écureuils ! Cette fois, ça va aller »’. Cette phrase est lourde de sens. Pour remettre le contexte, le Bénin est sur le point de démarrer sa campagne des éliminatoires de la CAN 2024. C’est à la veille de son match face à la Tanzanie, le 08 septembre 2002 que Don Metok lance cette chanson. L’artiste fait donc référence aux précédentes désillusions du Onze National avant ces éliminatoires. Après ces nombreux échecs, notre heure de gloire a sonné. Cette fois, c’est la bonne. Cette fois, ça va aller. Ces éliminatoires seront différentes des autres. De premières paroles qui font souffler un vent d’optimisme. Et finalement la chanson a été leur porte-bonheur durant la campagne.

L’optimisme, c’est ce qui anime Don Metok tout au long de la chanson. « ’Je sais qu’on va gagner, vous êtes l’espoir du peuple. Tout le monde vous accompagne. Allez ! Ensemble, allez-y »’. Des paroles qui ne peuvent que galvaniser les joueurs. De quoi donner envie d’être derrière son équipe lorsqu’on est supporté. Se mettre ensemble comme un seul homme pour les pousser à la victoire.

La mélodie intemporelle 

Musicalement, cette chanson est maîtrisée du début jusqu’à la fin. En plus de la qualité d’interprétation de Don Metok digne seulement des plus grands artistes, les paroles sont soutenues par un instrumental tout aussi extraordinaire. La musique démarre avec une énergie qui installe d’entrée l’atmosphère qui peut régner avant un rendez-vous particulier comme un match de l’équipe nationale. L’on ressent à la fois de la pression et aussi beaucoup d’excitation. Don Metok et les musiciens derrière cette œuvre ont appliqué la même recette que celle qu’on utilise pour les hymnes des pays. C’est le genre de composition musicale qui résiste à l’épreuve du temps. L’on a beau écouter l’hymne de son pays, on n’en est jamais lassé. Il y a certes l’affect autour du thème de la chanson, mais le support qui est la mélodie doit pouvoir éveiller certaines émotions. Lorsque c’est bien fait, l’auditeur a la chair de poule à tous les coups. Cet aspect est cristallisé dans la chanson « Allez les écureuils » dans la partie où l’on entend durant une vingtaine de secondes des notes de piano très rythmées. 

Dans le monde du football, il y a aussi des références du genre. On peut penser à l’hymne de la Ligue des Champions ou à « Hala Madrid », l’hymne du Real Madrid. Ça, c’est pour ce qui est de la musique. En ce qui concerne les paroles, difficile de faire mieux que le You’ll Never Walk Alone de Liverpool (composé par Richard Rodgers) et « Les Corons » des Sang et Or, le RC Lens (composé par Pierre Bachelet). 

Une chanson pour la postérité 

N’ayons pas peur des mots, la chanson « Allez les écureuils » est un chef-d’œuvre. Et Don Metok à ce moment n’a jamais aussi bien porté le costume d’artiste. Il a fait ce qui est par définition de la « bonne musique ». Il a surtout évité de faire l’erreur que tous ceux qui vont lui emboîter le pas vont commettre. D’une part, citer des noms de joueurs dans les paroles de la chanson. D’autre part, composer la chanson sur un genre musical qui est la tendance du moment. C’est le meilleur moyen de rendre éphémère une œuvre musicale. Car aucun joueur n’est éternel en équipe nationale et aucune tendance musicale n’est éternelle. N’eût été le changement de nom, cette chanson aurait été sans doute éternelle. Ignace Don Metok a été un visionnaire dans la conception du titre. Ce dernier s’est transmis de génération en génération. La mélodie et encore moins les paroles n’ont pris une ride. Entre-temps, les Écureuils sont devenus des Guépards.

Mais en attendant que ces derniers aient leur chanson à eux, c’est le moment de tirer Chapeau à l’artiste. Dire surtout « ’Merci »’ pour cette chanson qui malgré les nombreuses déceptions avec le onze national, nous a donné à chaque fois, la motivation nécessaire pour les encourager à nouveau.

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